samedi 15 avril 2017

Balance Unbalance- A Sense of PLace, August 21-23 2017

Du 21 au 23 août aura lieu BunB17 à Plymouth, UK.

Ce colloque promet d'être super intéressant. J'aurai l'occasion de partager avec des experts et des artistes du domaine écologique et climatique, artistique et médiatique de partout au monde. 

Ma communication en anglais s'intitule :

Climatic Aesthetic Senses of Place, Feeling and Being:
Ice Watch Paris by Olafur Eliasson and Waiting for Bárðarbunga by François Quévillon


Abstract
Grounded in the encounter of two climatic artworks related to apprehended catastrophes and their analysis, this paper theorizes our emerging Immediated Sense of Place in this aesthetic experience. We pass from their single location to other virtual, rhetorical, atmospheric, affective or connected places, where and when extreme climate changes are expected, apprehended or might be happening. After introducing my current global research to which this paper is linked, firstly, we describe and analyze Ice Watch Paris by Olafur Eliasson, in its persuasive mode, and Waiting for Bárðarbunga by François Quévillon, in its monitoring mode. For each of them we let emerge various immediations, places and states of being. Secondly, we revisit and inflect the notions of Immediation, proposed by Brian Massumi, of the Sense of Place, developed by Jeff Malpas, and of the Point of Being, conceptualized by Derrick de Kerckhove and their effects that are operating within our extended identity. In order to complete how the immediating sense of place relates to our being, thirdly, we summarize this discussion with the expression of Senses of Place, Feeling and Being that accompany the aesthetic experience in multiple and metaphoric manners and various atmospheres.

Keywords
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Aesthetic Experience, Atmosphere, Catastrophe, Climatic Art, Ecological Art, Ecology, Environmental Art, Global Warming, Ice Watch Paris, Immediation, Melting Ice, Place, Point of Being, Preemptive Feeling, Sense of Place, Olafur Eliasson, François Quévillon, Waiting for Bárðarbunga

Colloque "Authentique Artifice", UdeM, 18-21 mai 2017


Avec le beau temps, s'annonce ma communication au Colloque Authentique Artifice.
Je présente le 21 mai entre 10 h et midi.

Vous pouvez consulter le programme ici

Ma communication s'intitule "L'immédiation, une notion inclusive et transdisciplinaire".


RÉSUMÉ


Comment la notion d’immédiation éclaire-t-elle l’expérience d’une œuvre, immersive, interactive, performative ou climatique ?

Réunissant à la fois présence et effets de présence, ici et ailleurs, transparence et opacité, la notion d’« im-médiation » (Massumi, Manning, Murphy,Thain) fournit une alternative théorique aux oppositions entre médiation (Davallon) et immédiateté, représentation et présentation. En effet, avec « la fin du monopole du régime représentationnel dans les arts, au courant du XXe siècle, le développement de la pensée intermédiale et la poussée performative, qui marquent le tournant du XXIe, remettent en cause tous ces concepts et leurs fondements idéologiques.» (Authentique Artifice, UdeM, été 2016).


Pour Massumi, l’immédiation consiste en une “immediate in-bracing [...that] has more to do with complex field effects, and their wave-like amplification and propagation, than with point-to-point transmissions.” (Massumi 2015, p. 115). Il s’agit d’une relationnalité complexe à explorer. Plus précisément, l’« immédiation » permet de nommer le phénomène d’émergence associé à l’écologie de l’expérience esthétique. Ainsi l’expérience d’une œuvre repose sur l’attraction en une constellation de dimensions matérielles, technologiques et spatio-temporelles, physiques, affectives et intellectuelles. Sur le coup, cette immédiation fonde un événement compact dont il est possible d’abstraire les dimensions marquantes. Selon le contexte, elle s’alimente de diverses notions interdisciplinaires telles que médiation, médiatisation, remédiation, immédiateté (transparent immediacy), hypermédialité (hypermediacy) (Bolter et Grusin) et prémédiation (Grusin).

À suivre....


jeudi 16 février 2017

"Variations connectives de l'installation interactive", INTER Art actuel 125-Connectivités

Inter n° 125 - Hiver 2017
INTER, ART ACTUEL #125
EN VERSION NUMÉRIQUE DÈS MAINTENANT ET EN KIOSQUE LE 3 MARS 2017
L'Édition est en ligne et bientôt en kiosque!
J'ai le plaisir d'y contribuer un article intitulé "Variations connectives de l'installation interactive", magnifiquement illustré de photos d'oeuvres importantes.
En attendant de consulter le numéro complet, voici l'éditorial de Luc Lévesque :

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"Au moment où les potentialités de connexion avec le monde semblent augmenter à une vitesse exponentielle, au moment où l’emprise des technologies numériques n’a de cesse d’accroître sa puissance de trans¬formation de la vie quotidienne, alors qu’une grande partie de cette infrastructure reste néanmoins sous le contrôle de grands acteurs privés échappant au cadre des administrations publiques, il paraît de plus en plus important d’explorer les diverses modalités d’action et de création que suscite cette condition.

Si pour certains, comme Byung-Chul Han ou Giorgio Agamben, ce vertigineux envahissement des dispositifs numériques et techniques ne contribue qu’à une inexo¬rable aliénation, pour d’autres, comme Nicholas Negroponte ou Pierre Lévy, cet essor constitue plutôt un vecteur d’émancipation. Entre ces deux polarités, un ensemble de pratiques artistiques et citoyennes s’affaire de façon plus ou moins critique et pragmatique à user créativement de cette condition. Il peut s’agir de la détourner, d’y opposer des lignes de la fuite, d’y trouver des occasions de mise en « commun », d’y inventer de nouvelles voies d’hybridation, des modes d’expérience ou de réseautage alternatifs. C’est à ce champ d’investigation ouvert que se consacre le présent dossier.

Les connectivités sont associées à d’innombrables dispositifs portables, réseaux sociaux, objets connectés, aux données massives et à l’interactivité, aux réalités actuelle, virtuelle et augmentée, mais aussi simplement à des corps en action et à l’affût, à de l’écriture, à de la parole et à des gestes créateurs de solidarité et d’affects dans les contextes les plus divers. Si la connectivité (comme degré de liaison entre périphériques ou éléments informatiques) est communément associée aujourd’hui à l’univers technologique, elle ne s’y confine pas : sous le signe du lien (biologique, écologique, social, affectif…), elle met en jeu un ensemble varié d’agencements transversaux et hétérogènes. Face à la masse fluente des données qui envahissent l’environnement quotidien, des ruptures tactiques peuvent de même générer une marge pour l’expérimentation d’autres types de liens créatifs au sein d’un territoire, d’une communauté. Entre connexions et déconnexions, c’est ainsi un champ réticulaire et interstitiel que suggère la gamme étendue des trajectoires, à la fois critiques et affirmatives, qu’est susceptible d’engager aujourd’hui le thème des connectivités.


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À l’instar de ce que proposaient déjà Gilles Deleuze et Félix Guattari il y a une quarantaine d’années avec la notion de rhizome, il ne s’agira pas tant ici de se demander ce qu’un projet artistique ou citoyen « veut dire », mais bien plutôt 
« avec quoi il fonctionne, en connexion de quoi il fait ou non passer des intensités, dans quelles multiplicités il introduit et métamorphose la sienne ». 

Luc Lévesque


mardi 13 décembre 2016

Ma contribtion à "La thèse... Un guide pour y entrer et s'en sortir"

L'ouvrage dirigé par Emmanuele Bernheim et Pierre Noreau vient de paraître. J'y signe le chapitre 13 intitulé "Se discipliner dans la rédaction".

Si vous jonglez avec l'idée de faire une thèse ou encore vous êtes sur le point d'entreprendre la rédaction ou encore de la terminer, cet ouvrage pourra fort probablement vous intéresser.

http://www.pum.umontreal.ca/catalogue/la-these



La thèse


Un guide pour y entrer... et s'en sortir
Collectif , Emmanuelle Bernheim, Pierre Noreau

348 pages • septembre 2016


La thèse… on l’aborde comme une aventure, on la vit comme un voyage, on la quitte comme un songe. Passé le cap des généralités, chaque expérience est singulière et il y a autant de raisons d’entreprendre une thèse qu’il y a d’étudiants inscrits au doctorat. Si les motivations sont innombrables, les difficultés et les joies de la trajectoire se ressemblent et ceux qui les ont connues peuvent faire de leur expérience un guide pour les autres.
Comment choisir un directeur de thèse ? Qu’y a-t-il au début et à la fin du tunnel ? Que faut-il faire pour s’en sortir indemne ? Ce livre rassemble les expériences d’étudiants qui ont, pour l’essentiel, soutenu leur thèse au cours des cinq dernières années, dans l’un ou l’autre champ des sciences sociales et humaines. Il aborde différents aspects pratiques du projet doctoral, depuis sa conception aux choix personnels et professionnels qui suivent sa réalisation. Il manquait un ouvrage sur les conditions matérielles, personnelles et relationnelles de la thèse, le voici ! 

vendredi 29 juillet 2016

Dans Archée juillet 2016, ma conversation avec Jonas Fritsch est en ligne


En plus de nombreux articles fort intéressants entourant le colloque "Re-Create",
l'édition d'Archée juillet 2016 publie ma rencontre avec Jonas Fritsch chercheur-designer
dans le cadre de ma série d’entrevues autour du thème Affect ou émotion en art immersif et interactif.



Intro:
"Depuis les années 1990, la question de l’affect alimente ce que les cultural studies appellent « the affective turn ». Afin de connaître les impressions ou leur conception concernant cette question, il nous est est apparu essentiel d’interroger directement des chercheurs-créateurs tel que Jonas Fritsch qui explique dans cette entrevue comment les modulations philosophiques de l’affect sont au cœur de son travail créatif alors que l’émotion concerne davantage l’expérience esthétique du public. [suite...]"

Cette série comprend deux autres rencontres publiées auparavant dans Archée,

en octobre 2015

en février 2016

Bonne lecture !

vendredi 8 juillet 2016

"Manger, Mâcher, Avaler: une immersion esthétique", Panel, Espace Scudéri, 17.07.2016



Vous avez le goût de discuter Art et Expérience esthétique autour de l'exposition "M", (MANGER, de l'artiste-entrepreneur Makwanda ?

Rendez-vous à l'Espace Scudéri, 
dimanche 17 juillet 2016 à compter de 17 h. 

J'y donne une communication avec trois autres panelistes:

https://www.facebook.com/events/273504576372508/



Dans le cadre de l'Exposition (MANGER).

17h00 : Ouverture du panel
17h10 : Communications des panélistes
18h45 : Table ronde avec le public


PROGRAMME :

Dynamique de la création artistique: oeuvre d’art et société
- Teva Flaman, Ph.D (Théorie des arts)

Manger les images
- Denis Adams, Ph.D (Science des religions)

L'artiste entre singularité, subjectivité et ''résistance infrapolitique''
- Hanieh Ziaei, Doctorante (Sociologie de l'art)

Manger, mâcher et avaler : une immersion esthétique
- Louise Boisclair, Ph.D (Sémiologie)


PROBLÉMATIQUE :

(consulter le site ci-dessus)

dimanche 19 juin 2016

Art écologique ou écologie de l'expérience climatique


On me demande, c'est quoi ta nouvelle recherche ?

He bien je jongle avec la question suivante :
En cette période de transition énergétique, comment l'art écologique peut-il nous aider à mieux saisir les enjeux?

Mais tu ne travaillais par sur l'installation interactive ?

Oui, et je continue. J'ai d'abord exploré son impact sur la perception, sur le corps et sur l'expérience esthétique. C'est le sujet de mon livre (1) "L'installation interactive: un laboratoire d'expériences perceptuelles pour le participant chercheur".

Ensuite j'ai poussé plus loin le rôle de l'émotion et de l'affect quand on vit une immersion, dans la vie comme dans l'art. C'est le sujet de mon prochain livre (2, à venir 2017) "L'expérience immersive et  interative, entre affect et émotion : un événement esthétique".

Il en résultera aussi un autre livre (3, 2018) dont le titre de travail est  "L'expérience esthétique des événements critiques de la vie". À partir de deux récits expérientiels, l'un (hétérocentré) sur l'immersion néonatalogique d'un bébé prématuré, l'autre (autocentré) sur une chute dramatique dont une voix émergente neutralise les effets traumatiques, j'explore l'écologie corporelle et l'expérience esthétique du côté de la vie. Mes deux livres antérieurs exploraient l'écologie du corps en immersion interactive.

C'est un cheminement étonnant, non ?

Peut-être, mais ça a émergé petit à petit. Ça s'est enraciné. Puis, des tiges et des feuilles. Ensuite toutes sortes d'embranchements.

Ça m'a amenée à l'écologie de l'expérience esthétique.

Et, vu la transition énergétique en cours, pour ne pas dire la mutation planétaire, avec COP21, j'ai décidé d'examiner comment l'art écologique peut devenir une expérience écologique. Et pas un effet de bascule, comment l'écologie de l'expérience climatique trouve des manifestations inspirantes dans l'art à saveur écologique (livre 4, 2019-2020).

Pour faire court,

je suis passée de l'expérience perceptuelle de l'installation interactive, à l'expérience immersive et interactive, entre affect et émotion,  à l'expérience esthétique entre vie et art, puis à l'expérience écologique de l'art climatique ou environnemental.

De la perception, de la corporéité, à l'affect et l'émotion, puis au centre du corps : l'expérience esthétique, entre vie et art.

À travers cela, j'explore le participant-chercheur, la participante-chercheure.

Ensuite je démêle l'affect de l'émotion et l'expérience de l'événement, tout en considérant l'art comme un condensé de vie et les événements de la vie comme une esthétique.

L'écologie de l'expérience esthétique a pris le relais !

dimanche 14 février 2016

Affect and the Expression of Affectual Capacities. A Conversation with Andrew Goodman.


Dans l'édition février 2016 d'Archée est mise en ligne ma conversation avec Andrew Goodman qui poursuit le dossier intitulé « Affect ou émotion en art immersif et interactif » mené auprès d’artistes internationaux du domaine. Depuis les années 1990, la question de l’affect alimente ce que les cultural studies appellent « the affective turn ». Il devient donc essentiel de connaître les impressions ou conceptions des artistes de l’art immersif et interactif. L’artiste nous explique ici comment la notion de l'affect, davantage que celle de l'émotion, inspire son travail immersif et interactif.

Dans ce même numérod'autres articles d'artistes-chercheurs gravitent autour du phénomène d'écosophie (Guattari) de l'acte artistique.

"C’est avec la notion de régénération que nous commençons l’année. Comment les pratiques artistiques, en se regénérant elles-mêmes et en s’élaborant à travers diverses formes d’expression, peuvent contribuer à trouver des solutions ou du moins à secouer la conscience collective de l’humanité pour lutter contre le péril de dégénérescence de notre planète ? Telle est la question posée dans ce dossier qui réunit de nombreux artistes-chercheurs dont Jocelyn Fiset, Philippe Boissonnet, Jean Voguet, Gisèle Trudel et Vincent Mignerot dans ce premier numéro et Fabien Zocco, Jean-François Côté, Slobodan Radosavljevic, Mariana Castellanos, Mariza Rosales, Serge Olivier Fokoua, Pierre Ouellet, et Christine Palmiéri et bien d’autres, dans le prochain numéro." (intriduction éditoriale de Christine Palmiéri).

Bonne lecture!


lundi 11 janvier 2016

L’expérience immersive et interactive, entre affect et émotion : un évènement esthétique, à venir


Pour les personnes intéressées, voici le résumé de mon prochain livre, en 2017.

RÉSUMÉ

L’expérience immersive et interactive, entre affect et émotion : un évènement esthétique propose aux lecteurs  une démarche productive et novatrice qui permet de théoriser l’expérience esthétique, au sens premier d’aisthesis (ce qui est perçu par les sens), et ses tonalités affectives à partir de l’expérience personnelle des œuvres. Dans cette approche transdisciplinaire, les récits servent de fondation.

C’est que l’expérience esthétique repose d’abord et avant tout sur l’acte de connaître, avant de devenir une part intégrante de la connaissance.

Et l’œuvre, en tant que proposition de vie condensée, offre des expériences esthétiques singulières qui circulent dans un champ infini d’affect (force, qualité, intensité) et une zone personnelle d’émotion. C’est ce qui invite à réflexion.
Ainsi la cartographie proposée par Deleuze et Guattari est un outil fécond pour nous orienter dans cette exploration. De même la proposition que l’expérience esthétique fait évènement attire des notions philosophiques fort intéressantes. En outre, les notions croisées sur le corps et l’affect, sur l’émotion et la motivation et sur le processus, l’expérience et l’évènement nous offrent des apports enrichissants. Il ne s’agit pas d’appliquer des concepts, mais bien de les activer dans un contexte, immersif, interactif et esthétique.
La première partie, en privilégiant le connaître, présente d’entrée de jeu quatre premiers récits d’expérience esthétique. Illusions & Cryogenian de Julius Horsthuis et Pluroma de Dustyn Lucas; Amorphogenesis. Antiplatonic Cave – Zarathustrian Cave / Anaximandrian Cave – de Jaime Del Val; Chair de lumière de Marjolaine Béland ; Weather Patterns. The Smell of Red de Nathaniel Stern et Erin Manning. L’exercice du récit, d’inspiration ethnologique et phénoménologique, consiste à livrer un témoignage personnel, ce qui donne parfois lieu à diverses expressions à saveur poétique ou métaphorique. C’est le substrat de la pensée en devenir.
La deuxième partie décline des réflexions assorties de notions philosophiques des Deleuze et Guattari, Massumi, Whitehead, etc., et neuro-scientifiques des Russel, Panksepp et d’autres théoriciens de la motivation. Elles font écho aux expériences décrites. L’introduction présente les objectifs, le lectorat ciblé, la démarche productive et sa cartographie. Elle définit brièvement les principales notions qui seront élaborées dans les chapitres suivants. Le chapitre deux révèle le fil rouge de cet essai, soit de démontrer comment l’expérience esthétique « fait évènement» ou comment l’expérience immersive et interactive « fait évènement» esthétique. Les deux autres chapitres, 3 et 4, déclinent et distinguent l’affect et l’émotion. C’est la contribution du savoir à la réflexion en cours.
Dans la troisième partie, trois chapitres, où sont entrelacés trois autres récits, nous invitent à approfondir les courants immersif et virtuel, interactif et projectif que le bain intégratif et réflexif subsume avec les principaux effets et temporalités relevés. Ils reviennent sur les expériences décrites dans les récits.
L’affirmation que l’expérience esthétique « fait évènement» (ch. 2) repose sur l’inscription des relations entre les éléments et le processus esthétique dans une cartographie inspirée de Deleuze et Guattari (ch. 1). C’est là que circulent les corps, dont le corps vivant, et les affects non conscients la plupart du temps, néanmoins partie prenante du processus (ch. 3). Aussi, notre tendance réactive soulève des émotions qui jouent un rôle important dans notre motivation à poursuivre ou non la rencontre (ch. 4). Quant à l’état d’immersion, ses dispositifs et ses dispositions très variables, il est étroitement relié à la dimension virtuelle (ch. 5) ainsi qu’aux résonances de l’interactivité à l’intérieur du corps (ch. 6). Ce faisant, divers effets et  temporalités croisées alimentent l’expérience esthétique (ch. 7). En fin de parcours (ch. 8), nous faisons le point sur la démarche productive, à la fois expérimentale, transdisciplinaire, philosophique et scientifique. En dernier lieu, Enrico Pitozzi, théoricien international de la scène médiatique, signe une postface intitulée Toucher à la limite : au cœur de l’immersion esthétique.
Cet essai s’adresse aux adeptes de l’art immersif et interactif qui interrogent son impact affectif et émotionnel. L’expérience esthétique et tous les évènements qui la soutiennent les incitent à chercher plus loin. Il intéressera entre autres les chercheurs et étudiants en psychologie neuro-cognitive, en théorie et pratique des arts immersifs, en esthétique de la communication et des médias interactifs, en théorie de l’expérience et de l’affect. Il pourra aussi intéresser les professeurs et étudiants en approches transdisciplinaires qui valorisent le vécu humain comme source de théorisation de l’expérience.  Enfin, il captivera ceux et celles qui désirent creuser davantage l’expérience esthétique en art actuel. Qui sait, les lecteurs auront-ils le goût d’écrire un récit d’expérience, puis, s’ils le désirent, de pousser plus loin l’analyse et la réflexion avec des notions philosophiques ou neuroscientifiques qui approfondissent leurs impressions et leurs intuitions. C’est la visée de la démarche productive.

Mots-clés : agencement, affect, cartographie, déterritorialisation, devenir, diagramme (dessiner un), émotion, expérience esthétique, évènement, immersion, motivation, perception amodale, projection, résonances interactives, virtuel

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