vendredi 12 juillet 2019

Transparence/Transparaître, Archée, juillet 2019


Dans ce superbe numéro d'Archée, juillet 2019, vous pourrez voir les magnifiques expositions et conférences de Transparence / Transparaître, à Trois-Rivières, en avril 2018
Merci Christine Palmieri et Martin Pelletier.

Et un grand merci à Philippe Boissonnet de m’avoir invitée comme conférencière et comme critique d’art. 

Un événement lumineux, des rencontres stimulantes et des oeuvres passionnantes, comme vous le verrez!

Le texte de ma conférence:  
DE L’OPACITÉ À LA TRANSPARENCE, AVEC L’EXPÉRIENCE ESTHÉTIQUE DECHAIR DE LUMIÈRE DE MARJOLAINE BÉLAND 

Mon compte-rendu critique : 

TRANSPARENCE / TRANSPARAÎTRE (Volet 1) : une triple exposition qui nous regarde

Bonne immersion!

vendredi 31 mai 2019

"Immersion marquante dans Verticale, L. son d. la m..té. d. .a sève d..s un a.bre au pr..temps de Lorella Abenavoli", Inter, art actuel #132



Dans ce numéro132 d'Inter, art actuel une revue internationale à la fine pointe de l’avant-garde intellectuelle et esthétique - vous découvrirez mon expédition au cœur d'une installation sonore unique. 

Comme je le notais dans mon entretien avec l'artiste publié dans Archée l'été dernier : « Quand j’ai écouté Verticale avec un casque d’écoute, j’ai été à la fois saisie, intriguée et impressionnée. Je recevais des sons étonnants aux qualités de clarté, de finesse, d’énergie et de puissance. Tout d’abord l’originalité de l’œuvre m’a frappée... Ensuite le traitement technoartistique m’a intriguée. Je me suis demandé ce qui appartenait au flux de l’arbre, à la visée artistique et à la composition, mais aussi au dispositif et à la transformation esthétique. » 

Et cette interrogation a propulsé ma recherche dont est issu cet essai.


Bonne expédition!





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vendredi 24 mai 2019

Parution de "Manoeuvrer l'incontrôlable, François Quévillon, Centre d'exposition Saint-Hyancinthe" dans Esse


Très heureuse voir ce compte rendu publié dans esse arts + opinions qui relate l'expérience esthétique de 8 dispositifs audiovisuels de l'artiste dans le magnifique lieu du Centre Expression ce printemps.

Qui plus est, l'article est directement accessible à :
http://esse.ca/fr/francois-quevillon-expression-saint-hyacinthe

Bonne visite!

jeudi 21 mars 2019

Réédition d'Histoire de l'art, théorie, méthodes et outils, Armand Colin, dont la section .4 réfère à mon étude de cas sur l'ANNONCIATION, cellule 3, 2011


LA PETITE HISTOIRE

Permettez-moi de vous raconter une belle et rarissime histoire à titre d'auteure!

La réédition d'un important manuel de références en Histoire de l'art chez Armand Colin, en France, me fournit l'occasion de rappeler le parcours effectué par un article que j'ai publié, en 2011, dans une revue spécialisée en sémiologie, suite à une visite de deux semaines à Florence, en 2008, où j'ai étudié en profondeur, in situ, une célèbre Annonciation du magnifique et génial peintre Fra Angelico au couvent-musée San Marco.
Alors doctorante à l'UQAM sous la direction de la sémioticienne internationale de l'image Catherine Saouter, j'ai consacré quelques mois à une analyse très studieuse, à la fois plastico-iconique et phénoménologique. S'en est suivie la rédaction d'un article intitulé "L’Annonciation de la cellule trois de Fra Angelico : aura et interprétation in situ", que j'ai proposé à une revue spécialisée
Après évaluation à l'aveugle longue et exigeante comme c'est de mise pour une revue universitaire, mon article fut publié dans Nouveaux Actes Sémiotiques, en 2011. Elle a été renommée depuis : Actes Sémiotiques. J'étais alors très loin de me douter que cette analyse serait un jour utilisée comme exemple dans un manuel d'histoire de l'art, la sémiotique étant le parfait trait d'union, y souligne-t-on, entre histoire de l'art, phénoménologie, iconologie, iconographie et analyse. J'appris comme tout le monde, en 2014, lors d'une visite sur Internet, la parution de la première édition de l'ouvrage intitulé Histoire de l'art, théorie, méthodes et outils, de Viviane Huys et Denis Vernant, aux éditions Armand Colin, Collection U, Paris, France, où la section .4 était consacrée à une étude de cas de l'Annonciation, la mienne en grande partie. Cinq ans plus tard, cet important manuel français de références en histoire de l'art vient d'être réédité. 

LE RÉSUMÉ  

Ce manuel s’adresse en priorité aux étudiants en histoire de l’art. 
"Dans le cadre d’une histoire de l’art comparée, ce manuel examine successivement les relations entre l’histoire de l’art et son historicité, l’esthétique, les études anthropologiques, la sémiologie, l’approche formaliste des œuvres, la philosophie du langage. Sont abordées également les relations qui peuvent se nouer avec la psychanalyse, celles qui mettent en jeu les rapports entre la politique et l’Art, ou encore la manière dont la sociologie de l’art contribue à redéfinir les contours d’une histoire sociale de l’art.
Enfin, sont examinées les questions de la classification des arts, des procédures d’appréhension des œuvres, de la définition de l’Art et des modalités de coopération des disciplines impliquées.
Cette deuxième édition comporte un nouveau chapitre qui traite des questions qui lient œuvres d’art, perception et empathie, ce dernier mécanisme éclairant de manière nouvelle les problématiques inhérentes à l’histoire de l’art.
À partir d’une approche résolument « indisciplinée » de ce qu’il est convenu d’appeler Art, cet ouvrage permet aux étudiants de disposer d’un outil de clarification de l’objet de l’histoire de l’art et d’approfondissement de ses méthodes."


"... À l’intérieur de chaque chapitre une « étude de cas », empruntée à différentes périodes, permet une analyse critique des outils et des concepts employés. Elle est complétée par une rubrique « pour aller plus loin » fournissant une bibliographie sélective. Vient s’ajouter une bibliographie générale renseignée par les plus récentes parutions dans le champ de l’histoire de l’art. Cet ouvrage permettra aux étudiants de disposer d’un outil de clarification et d’approfondissement de l’interdisciplinarité rencontrée durant leur cursus en histoire de l’art."


Pour avoir une idée de la référence, il suffit de consulter Google book (extrait).

Corps entre cyber et électricité


Aujourd'hui vient de paraître mon article cité en objet dans la cyberrevue Archée, accessible en ligne ici.

Ce texte théorique et critique examine le corps en relation avec un cyber dispositif, celui du projet EVA de Simon Laroche et Étienne Grenier. Il approfondit ma conférence au colloque Cybercorporéité en septembre dernier, dont on peut lire le résumé et entendre la captation audio.

Bonne lecture, bon visionnage et bonne écoute!

lundi 14 janvier 2019

De la main à l’intelligence artificielle : Migrations de Mat Chivers


Dans cette magnifique édition #121 d'ESPACE art actuel, 
je signe avec grand plaisir l'article « De la main à l’intelligence artificielle, Migrations 
de Mat Chivers », artiste visuel, sculpteur et vidéaste britannique 
qui interroge les enjeux perceptifs, migratoires et climatiques 
et met en relief les empreintes manuelles et calculées par l’IA, 
lors d’une magnifique quadruple exposition au Musée d’art de Joliette!

vendredi 19 octobre 2018

Nouvel article paru dans INTER art actuel #130



Dans ce superbe numéro, INTER art actuel #130 publie mon article intitulé "Grondement apocalyptique : En attendant Bárðarbunga de François Quévillon". Il y est question de la transition climatique en cours mise en relation avec cette oeuvre de l'artiste. 

En fait, mon article entrecroise les fondements et la problématique de ma recherche entreprise en 2016 intitulée "Art et climat, écologie et milieu" et l'expérimentation de ce dispositif audiovisuel de Quévillon.

Agréable lecture!


mercredi 12 septembre 2018

Essai publié dans Espace art actuel no 120


Si l'installation sonore vous intéresse, vous aimerez la parution dans ESPACE art actuel 120 (https://espaceartactuel.com/120-automne-2018/) de mon article 
"Force et puissance des ondes : Inclinations et ÆTER de Christian Skjødt" 
deux installations présentées à la 19e édition du Mois Multi organisée par Recto-Verso à Québec du 16 au 25 février 2018 sur une invitation concertée de la directrice artistique d’Avatar, Caroline Gagné, et de la commissaire du Mois Multi, Ariane Plante. Le studio d’Avatar, centre d’artistes en art audio et électronique de Québec, accueillait Inclinations et le studio d’Essai de la coopérative Méduse, ÆTER. 

Merci à la formidable équipe d’Avatar dont : Julie Paradis, Caroline Gagné, Marion Gotti et Nathalie Leblanc ! Merci au très dynamique directeur et rédacteur en chef André-Louis Paré !

Bonne lecture!

mercredi 22 août 2018

Entretien avec l'artiste Lorella Abenavoli


Vient de paraître en juillet-août sur Archée, dans la série "Affect ou émotion en art immersif et interactif", mon entretien avec l'artiste Lorella AbenavoliElle y parle d'installation sonore, de recherche-création et de plein d'autres choses captivantes... En plus de dessins de l'artiste et de vidéos, les deux parties comportent des hyperliens vers d'autres oeuvres sonores ou des auteurs cités. De belles découvertes tout au long des textes.

Voir aussi le portfolio des oeuvres de l'artiste : 
http://archee.qc.ca/archives/sommaire_2018_07.php

Partie 1
http://archee.qc.ca/images/edito-2018-06/Archee_2018_06_Louise1.php

Partie 2
http://archee.qc.ca/images/edito-2018-06/Archee_2018_06_Louise2.php

J'espère que vous aurez autant de plaisir à le lire, le voir et l'entendre, que j'en ai eu à le préparer!

dimanche 3 juin 2018

Résidence d'auteure au Centre ENE


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Demain lundi 4 juin 2018 : 
J-1 de ma résidence d'auteure au Centre EST-NORD-EST en compagnie d'artistes. Durant un mois, je réaliserai le projet suivant dont voici des extraits.

***

S’immerser dans le milieu de l’œuvre… mettre en mots ce qui s’y joue
  
Dans l’environnement magnifique et inspirant de Saint-Jean-Port-Joli, la Résidence d’auteur-e-s canadien-ne-s Est-Nord-Est 2018 semble l’occasion idéale pour ressourcer sa pratique de l’écrit en art actuel.

Justement la mienne repose dans l’expérimentation des forces, des qualités et des intensités propulsées par l’œuvre d’art, ses échos et sa mise en mots. Et ma nouvelle recherche « Art et Milieu, Écologie et Climat » examine comment certaines œuvres et leurs participant-e-s, en cette ère anthropogénique, (s’)éveillent à divers enjeux, à d’autres possibles. Que peut l’art ?
(...)

Forte de cette dynamique, l’expérience esthétique poursuivra sa quête. De mots qui éclairent les percepts, « arrachés aux perceptions », et les affects, « distincts du sentiment » (Guattari 1980). D’une mise en mots qui sculpte ces forces, qualités et intensités de l’œuvre, de son milieu et de sa médiance. Un flot discursif qui transmette les enjeux environnementaux locaux (bas du fleuve) ou globaux (planète terre), trans-portés par l’œuvre et les agencements qui l’animent. En quête d’un nouvel alliage de mots porteurs.
(...)

À suivre!

Pour celles et ceux intéressés, voir mon article publié récemment dans Archée qui s'inscrit dans ma recherche.


Voir aussi ma présentation à BunB2017 à Plymouth, U.-K. qui s'intitule "Climatic Aesthetic Senses of Place, Feeling and Beeing : Ice Watch Paris by Olafur Eliasson and Waiting for Bárðarbunga by François Quévillon.





samedi 28 avril 2018

Chapitre dans Revue MEI 42-43, L'Harmattan



Vient de paraître, à L'Harmattan, Paris, France la Revue MEI #42-43 Exposition et Communication

Parmi les 24 auteur-e-s, dont Clarisse Bardiot, Annick Bureaud, Catherine Saouter (ma directrice de thèse), j'y signe un chapitre intitulé "Saut immersif et interactif dans l'exposition et notre interprétation". 
Ce numéro compte autant d'articles intéressants de divers points de vue disciplinaires et interdisciplinaires.
Il fait le point sur la question d'exposition et le rôle de la communication.

Bonne lecture !

vendredi 2 mars 2018

L'oeuvre d'art matériau esthétique



Ce titre expose en peu de mots ce qui nourrit mon travail sur l'expérience esthétique. 
Je développe un peu ci-dessous.

Un jour, au lieu de réaliser mes projets d'art interactif, j'ai inversé l'objectif.
Les œuvres d'art qui m'interpellent allaient devenir mon matériau d'expérience esthétique, et par conséquent d'écriture en art.
Déjà à l'adolescence, en explorant un livre de René Huygue, intitulé L'art et l'Homme,  j'éprouvai un véritable punctum, comme Barthes nomme ce qui point et ce qui poigne.
La page couverture m'éblouit. Je tournai les pages en état de rêverie. Cette pensée fugace disparut aussitôt surgie. 
Elle a réapparu récemment. Je me demandais comment j'en étais arrivée à écrire sur l'art, et de cette manière. Dans les années 1990, parallèlement à ma carrière en communication, je couvrais des expositions à la demande d'un éditeur de revue d'art. J'avais le privilège de passer quelques heures dans le local d'exposition. Je contemplais les œuvres. Je m'en imbibais autant que possible. Venait un moment où l'œuvre me parlait. Je notais tout. Ensuite, je composais un texte au gré de l'inspiration. J’adorais produire ces textes courts.
Des années plus tard, avant et durant mes recherches doctorale et postdoctorale, j'ai publié des textes pour des revues intermédiaires et spécialisées, dont certaines comportaient des évaluations à l'aveugle. 
Mon travail est devenu plus laborieux. Forer aussi loin ne trouve pas toujours les mots pour le dire simplement.
Mon rapport à l'œuvre était toujours aussi intime, et il l'est encore. J'adore les quelques mots qui surgissent durant ma première approche. Des impressions, des états d'âme et des questionnements. Des figures, des formes, le mouvement, le rythme.
Ensuite tout un travail de réflexion et de recherche s'impose.
C'est un mouvement organique qui me captive, parfois me capture.
Au fil du temps, fréquenter l'art est devenu pour moi un laboratoire d’expérience esthétique, une véritable technique d'existence. Non pas exclusive au domaine de l'art car elle se loge quelque part dans le continuum entre art et vie.
D'ailleurs, à certaines conditions, les expériences de vie peuvent devenir esthétiques.
Mon rapport à l'écriture provient d’une nécessité intérieure. Celle de mettre en mots l'acte de connaître dès ses balbutiements.  Écrire ne va pas de soi. Il faut plusieurs étapes à mon texte pour devenir lisible. Il n'en demeure pas moins que ce labeur me procure souvent des moments de grâce. 
Partager l’acte de connaître et ses échos qui invitent une part du vaste savoir.
On me demande souvent ce que je fais dans la vie.
Je réponds toujours que j'écris, des textes, des articles, des manuscrits. Je donne des communications.
On me demande alors, sur quel sujet. 
Je réponds en art interactif et immersif. J’ajoute parfois en art climatique...
Et alors, j'ajoute sur l'expérience esthétique. Ah bon ?
Oui, ce que ça modifie dans la perception, dans le corps et dans l'expérience esthétique.
En fait, mes écrits sur l'art rattachent la critique d'art et la recherche, comme la trame et la chaîne. 
Ce ne sont pas des applications de notions scientifiques ou philosophiques, ce sont des activations de notions en affinité avec l'expérience éprouvée.
C'est ainsi que l'expérimentation de l’art, la critique et la recherche se conjoignent. 
Pour mettre en mots l’expérience esthétique, dans le sens d’aisthesis, la connaissance par les sens. Pour la partager. 


Ceci dit, j'écris aussi des textes créatifs, des nouvelles, des essais... 
Mais il y a si peu de temps dans une journée. Et la vie est si courte.

À suivre!


samedi 15 avril 2017

Balance Unbalance- A Sense of PLace, August 21-23 2017

Du 21 au 23 août aura lieu BunB17 à Plymouth, UK.

Ce colloque promet d'être super intéressant. J'aurai l'occasion de partager avec des experts et des artistes du domaine écologique et climatique, artistique et médiatique de partout au monde. 

Ma communication en anglais s'intitule :

Climatic Aesthetic Senses of Place, Feeling and Being:
Ice Watch Paris by Olafur Eliasson and Waiting for Bárðarbunga by François Quévillon


Abstract
Grounded in the encounter of two climatic artworks related to apprehended catastrophes and their analysis, this paper theorizes our emerging Immediated Sense of Place in this aesthetic experience. We pass from their single location to other virtual, rhetorical, atmospheric, affective or connected places, where and when extreme climate changes are expected, apprehended or might be happening. After introducing my current global research to which this paper is linked, firstly, we describe and analyze Ice Watch Paris by Olafur Eliasson, in its persuasive mode, and Waiting for Bárðarbunga by François Quévillon, in its monitoring mode. For each of them we let emerge various immediations, places and states of being. Secondly, we revisit and inflect the notions of Immediation, proposed by Brian Massumi, of the Sense of Place, developed by Jeff Malpas, and of the Point of Being, conceptualized by Derrick de Kerckhove and their effects that are operating within our extended identity. In order to complete how the immediating sense of place relates to our being, thirdly, we summarize this discussion with the expression of Senses of Place, Feeling and Being that accompany the aesthetic experience in multiple and metaphoric manners and various atmospheres.

Keywords
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Aesthetic Experience, Atmosphere, Catastrophe, Climatic Art, Ecological Art, Ecology, Environmental Art, Global Warming, Ice Watch Paris, Immediation, Melting Ice, Place, Point of Being, Preemptive Feeling, Sense of Place, Olafur Eliasson, François Quévillon, Waiting for Bárðarbunga

Colloque "Authentique Artifice", UdeM, 18-21 mai 2017


Avec le beau temps, s'annonce ma communication au Colloque Authentique Artifice. Je présente le 21 mai entre 10 h et midi.

Vous pouvez consulter le programme ici

Ma communication s'intitule "L'immédiation, une notion inclusive et transdisciplinaire".


RÉSUMÉ


Comment la notion d’immédiation éclaire-t-elle l’expérience d’une œuvre, immersive, interactive, performative ou climatique ?

Réunissant à la fois présence et effets de présence, ici et ailleurs, transparence et opacité, la notion d’« im-médiation » (Massumi, Manning, Thain) fournit une alternative théorique aux oppositions entre médiation (Davallon) et immédiateté, représentation et présentation. En effet, avec « la fin du monopole du régime représentationnel dans les arts, au courant du XXe siècle, le développement de la pensée intermédiale et la poussée performative, qui marquent le tournant du XXIe, remettent en cause tous ces concepts et leurs fondements idéologiques.» (Authentique Artifice, UdeM, été 2016).


Pour Massumi, l’immédiation consiste en un “immediate in-bracing [...that] has more to do with complex field effects, and their wave-like amplification and propagation, than with point-to-point transmissions.” (2015, p. 115). Il s’agit d’une relationnalité complexe à explorer. Plus précisément, l’« immédiation » permet de nommer le phénomène d’émergence associé à l’écologie de l’expérience esthétique. Ainsi l’expérience d’une œuvre repose sur l’attraction en une constellation de dimensions matérielles, technologiques et spatio-temporelles, physiques, affectives et intellectuelles. Sur le coup, cette immédiation fonde un événement compact dont il est possible d’abstraire les dimensions marquantes. Selon le contexte, elle s’alimente de diverses notions interdisciplinaires telles que médiation, médiatisation, remédiation, immédialité transparente (transparent immediacy), hypermédialité (hypermediacy) (Bolter et Grusin) ainsi que prémédiation, médiaschoc, médiation radicale (Grusin).

À suivre....


jeudi 16 février 2017

"Variations connectives de l'installation interactive", INTER Art actuel 125-Connectivités

Inter n° 125 - Hiver 2017
INTER, ART ACTUEL #125
EN VERSION NUMÉRIQUE DÈS MAINTENANT ET EN KIOSQUE LE 3 MARS 2017
L'Édition est en ligne et bientôt en kiosque!
J'ai le plaisir d'y contribuer un article intitulé "Variations connectives de l'installation interactive", magnifiquement illustré de photos d'oeuvres importantes.
En attendant de consulter le numéro complet, voici l'éditorial de Luc Lévesque :

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"Au moment où les potentialités de connexion avec le monde semblent augmenter à une vitesse exponentielle, au moment où l’emprise des technologies numériques n’a de cesse d’accroître sa puissance de trans¬formation de la vie quotidienne, alors qu’une grande partie de cette infrastructure reste néanmoins sous le contrôle de grands acteurs privés échappant au cadre des administrations publiques, il paraît de plus en plus important d’explorer les diverses modalités d’action et de création que suscite cette condition.

Si pour certains, comme Byung-Chul Han ou Giorgio Agamben, ce vertigineux envahissement des dispositifs numériques et techniques ne contribue qu’à une inexo¬rable aliénation, pour d’autres, comme Nicholas Negroponte ou Pierre Lévy, cet essor constitue plutôt un vecteur d’émancipation. Entre ces deux polarités, un ensemble de pratiques artistiques et citoyennes s’affaire de façon plus ou moins critique et pragmatique à user créativement de cette condition. Il peut s’agir de la détourner, d’y opposer des lignes de la fuite, d’y trouver des occasions de mise en « commun », d’y inventer de nouvelles voies d’hybridation, des modes d’expérience ou de réseautage alternatifs. C’est à ce champ d’investigation ouvert que se consacre le présent dossier.

Les connectivités sont associées à d’innombrables dispositifs portables, réseaux sociaux, objets connectés, aux données massives et à l’interactivité, aux réalités actuelle, virtuelle et augmentée, mais aussi simplement à des corps en action et à l’affût, à de l’écriture, à de la parole et à des gestes créateurs de solidarité et d’affects dans les contextes les plus divers. Si la connectivité (comme degré de liaison entre périphériques ou éléments informatiques) est communément associée aujourd’hui à l’univers technologique, elle ne s’y confine pas : sous le signe du lien (biologique, écologique, social, affectif…), elle met en jeu un ensemble varié d’agencements transversaux et hétérogènes. Face à la masse fluente des données qui envahissent l’environnement quotidien, des ruptures tactiques peuvent de même générer une marge pour l’expérimentation d’autres types de liens créatifs au sein d’un territoire, d’une communauté. Entre connexions et déconnexions, c’est ainsi un champ réticulaire et interstitiel que suggère la gamme étendue des trajectoires, à la fois critiques et affirmatives, qu’est susceptible d’engager aujourd’hui le thème des connectivités.


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À l’instar de ce que proposaient déjà Gilles Deleuze et Félix Guattari il y a une quarantaine d’années avec la notion de rhizome, il ne s’agira pas tant ici de se demander ce qu’un projet artistique ou citoyen « veut dire », mais bien plutôt 
« avec quoi il fonctionne, en connexion de quoi il fait ou non passer des intensités, dans quelles multiplicités il introduit et métamorphose la sienne ». 

Luc Lévesque


mardi 13 décembre 2016

Ma contribtion à "La thèse... Un guide pour y entrer et s'en sortir"

L'ouvrage dirigé par Emmanuele Bernheim et Pierre Noreau vient de paraître. J'y signe le chapitre 13 intitulé "Se discipliner dans la rédaction".

Si vous jonglez avec l'idée de faire une thèse ou encore vous êtes sur le point d'entreprendre la rédaction ou encore de la terminer, cet ouvrage pourra fort probablement vous intéresser.

http://www.pum.umontreal.ca/catalogue/la-these



La thèse


Un guide pour y entrer... et s'en sortir
Collectif , Emmanuelle Bernheim, Pierre Noreau

348 pages • septembre 2016


La thèse… on l’aborde comme une aventure, on la vit comme un voyage, on la quitte comme un songe. Passé le cap des généralités, chaque expérience est singulière et il y a autant de raisons d’entreprendre une thèse qu’il y a d’étudiants inscrits au doctorat. Si les motivations sont innombrables, les difficultés et les joies de la trajectoire se ressemblent et ceux qui les ont connues peuvent faire de leur expérience un guide pour les autres.
Comment choisir un directeur de thèse ? Qu’y a-t-il au début et à la fin du tunnel ? Que faut-il faire pour s’en sortir indemne ? Ce livre rassemble les expériences d’étudiants qui ont, pour l’essentiel, soutenu leur thèse au cours des cinq dernières années, dans l’un ou l’autre champ des sciences sociales et humaines. Il aborde différents aspects pratiques du projet doctoral, depuis sa conception aux choix personnels et professionnels qui suivent sa réalisation. Il manquait un ouvrage sur les conditions matérielles, personnelles et relationnelles de la thèse, le voici ! 

vendredi 29 juillet 2016

Dans Archée juillet 2016, ma conversation avec Jonas Fritsch est en ligne


En plus de nombreux articles fort intéressants entourant le colloque "Re-Create",
l'édition d'Archée juillet 2016 publie ma rencontre avec Jonas Fritsch chercheur-designer
dans le cadre de ma série d’entrevues autour du thème Affect ou émotion en art immersif et interactif.



Intro:
"Depuis les années 1990, la question de l’affect alimente ce que les cultural studies appellent « the affective turn ». Afin de connaître les impressions ou leur conception concernant cette question, il nous est est apparu essentiel d’interroger directement des chercheurs-créateurs tel que Jonas Fritsch qui explique dans cette entrevue comment les modulations philosophiques de l’affect sont au cœur de son travail créatif alors que l’émotion concerne davantage l’expérience esthétique du public. [suite...]"

Cette série comprend deux autres rencontres publiées auparavant dans Archée,

en octobre 2015

en février 2016

Bonne lecture !